Analyse 2 min de lecture
Des experts se penchent sur l'avenir du crédit lors du salon Money20/20
Money20/20 rassemble les esprits les plus brillants du secteur des technologies financières afin de partager les perspectives et les stratégies qui façonnent l'avenir du secteur du crédit.
Cette année, Taktile a eu le privilège de s'entretenir avec de nombreux experts, et ces échanges se sont révélés particulièrement enrichissants. Nous avons ici synthétisé les principaux enseignements tirés de ces discussions afin de proposer aux prêteurs une feuille de route leur permettant de s'imposer sur leurs marchés en 2024.
Pour se démarquer sur le marché, il convient de se concentrer en priorité sur la propriété intellectuelle fondamentale
Ce thème a occupé une place importante lors du salon Money20/20 : il s'agit de se concentrer sur la création de ce qui distingue véritablement votre entreprise, tout en tirant parti de solutions externes pour tout le reste. Pour rester compétitifs, les prêteurs – qu'il s'agisse de banques ou de fintechs – doivent redoubler d'efforts pour développer des produits d'exception.
Dans un secteur où l'hyper-personnalisation des tarifs et des produits destinés aux clients finaux connaît une croissance fulgurante, les prêteurs continuent de concentrer leurs efforts sur le développement de sources de données internes et externes, l'expérimentation de méthodes heuristiques et le perfectionnement de leurs modèles propriétaires.
Nous nous sommes entretenus avec Sara de la Torre, responsable des services financiers chez Dun & Bradstreet, qui a déclaré : « L’hyper-personnalisation des solutions financières constitue un véritable facteur de différenciation concurrentielle dans le secteur du crédit aux entreprises. Dans les années à venir, nous prévoyons l’émergence d’un marché bien plus proactif, guidé par les données analytiques, qui offrira de manière fluide un éventail plus large et continu d’opportunités. »
Cela signifie qu'une pile technologique agile devrait être un minimum indispensable.
Compte tenu de cette philosophie directrice, le consensus parmi les experts est clair : l'approche traditionnelle du changement dans le secteur financier, qui mobilise d'importantes ressources, est dépassée.
Au cours d'une table ronde très instructive, Thea Loch, responsable de l'optimisation du groupe chez Lloyds Banking Group, a souligné que la manière dont les organismes financiers ont évolué jusqu'à présent repose beaucoup trop sur les ressources. Cette approche ne leur permettra plus d'atteindre leurs objectifs et n'a pas su s'adapter au monde qui nous entoure.
Cela signifie qu'une infrastructure technologique agile n'est plus un facteur de différenciation, mais une nécessité.
Les entreprises doivent investir dans des technologies qui favorisent le changement rapide et l'innovation afin de pouvoir se concentrer sur ce qu'elles font le mieux : associer leur expertise interne à des données et des modèles propriétaires pour proposer des offres exceptionnelles sur leurs marchés.
Cet investissement est essentiel pour conserver une longueur d'avance dans un secteur où la rapidité et la capacité d'adaptation peuvent faire la différence entre être à la pointe et être à la traîne.
« Il est extrêmement important de maîtriser la rapidité et les données propriétaires. Chez Liberis, c’est en réussissant sur ces deux points que nous avons pu devenir l’un des leaders mondiaux du marché », explique Maarten van der Putten, directeur des ventes aux entreprises et des partenariats chez Liberis.
Les leaders du secteur misent sur les partenariats et les technologies externes
Fort de ce changement de mentalité, les experts soulignent qu’ils s’attendent à voir davantage d’organisations intégrer des partenariats dans leur organisation opérationnelle.
Comme l'explique Maarten van der Putten : « Dans le secteur du crédit B2B, je pense que nous verrons apparaître beaucoup plus de partenariats au cours des deux prochaines années. Pour rester dans la course, les entreprises achèteront des solutions technologiques plutôt que de les développer elles-mêmes. »
Pour connaître le point de vue d’un fondateur sur ce sujet, nous avons eu un entretien informel avec Ingmar Stupp, cofondateur de Tilta, une plateforme européenne d’infrastructure de paiement B2B. Ingmar nous fait part de ses réflexions sur le dilemme « développer ou acheter » auquel sont confrontés les prêteurs :
Notre principal enseignement tiré du salon Money20/20: alors que le paysage financier ne cesse d’évoluer, ce sont l’agilité, l’innovation et la volonté d’expérimenter qui permettront aux principaux prêteurs de se démarquer. Adopter une culture d’adaptation rapide et de partenariats stratégiques sera essentiel pour réussir dans le monde en constante évolution des services financiers.