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Automatiser les décisions de risque avec l’IA : Alexandra Lynn Hollombe sur l’équilibre entre efficacité et jugement humain

Point de vue21 janv. 2026

Alexandra Lynn Hollombe a construit une carrière impressionnante dans la gestion des risques, en dirigeant des équipes au sein d’institutions établies comme American Express et de fintechs en forte croissance comme Stripe. Récemment VP of Global Risk Management chez Airwallex, Alexandra apporte un regard unique sur l’évolution du risque à mesure que les entreprises se développent.

Dans une conversation avec Maximilian Eber, cofondateur et CPTO de Taktile, Alexandra partage sa vision de l’avenir de l’IA dans la gestion des risques. Elle explique où l’IA crée le plus de valeur dans la prise de décision, évoque la dimension humaine du risque et livre ses prédictions 2026 sur les prochaines innovations de l’IA dans les services financiers.

Où l’IA transforme la gestion des risques, et quand le jugement humain reste déterminant

L’an dernier, beaucoup de discussions sur l’IA ont cherché à distinguer le battage médiatique de la réalité. Pourtant, il y a des choses que l’IA peut réellement faire mieux que les humains.

« Quand le résultat est déterministe [...], par exemple KYC complet ou KYC incomplet, l’IA peut tout à fait [l’automatiser]. »

Alexandra explique par exemple : « L’IA est vraiment très bonne en reconnaissance d’images. Elle est vraiment très bonne pour dire “ce document a l’air faux”, bien meilleure qu’un analyste qui […] a probablement besoin de plus de café quand il examine ce genre de choses. »

Au-delà de l’automatisation de tâches individuelles, Alexandra estime que l’IA permet aux organisations d’automatiser des workflows de décision entiers lorsque le résultat est généralement prévisible. « Quand le résultat est déterministe [...], comme KYC complet ou KYC incomplet avec un jeu de règles assez complexe, je pense que l’IA peut tout à fait s’en charger. Je n’ai aucun scrupule à automatiser entièrement ce système avec un contrôle qualité et un suivi. »

En revanche, pour les décisions où « le risque de se tromper est vraiment élevé », comme accorder un prêt de deux millions de dollars ou plus, Alexandra soutient que l’IA ne supprime pas le besoin de jugement humain.

Dans ces cas complexes, elle voit l’IA davantage comme un outil que comme une solution universelle. « L’IA peut être un assez bon partenaire, mais c’est un partenaire », observe-t-elle. « Elle ne prend pas ces décisions toute seule. »

Les personnes d’abord : pourquoi le risque est fondamentalement centré sur l’humain

Quand il s’agit de définir comment gérer le risque, l’IA n’est qu’une pièce du puzzle. Selon Alexandra, ce sont les attitudes et les personnalités qui façonnent réellement l’approche globale d’une entreprise en matière de gestion des risques.

Dans toute organisation, note Alexandra, on trouve autour d’une même table des personnes aux perspectives très différentes. « Certains sont pessimistes, d’autres sont averses au risque, d’autres encore sont du genre à tirer d’abord et à poser les questions ensuite. »

Si l’IA peut être un outil utile pour exécuter une stratégie de risque, c’est la culture d’entreprise qui définit la tolérance au risque et jusqu’où l’organisation est prête à repousser les limites.

« L’IA ne va pas nous aider à formuler la manière dont nous allons prendre nos décisions [de risque]. Au final, nous devons nous forger une identité ou une marque… qui dit : “voilà le risque que nous acceptons”, et nous lancer. »

Et ensuite : prédictions 2026 pour l’IA dans les services financiers

Pour l’avenir, Alexandra identifie plusieurs domaines dans lesquels, selon elle, l’IA pourrait changer la donne pour les services financiers en 2026.

« L’IA fait un excellent travail pour intégrer de nombreuses sources de données différentes. »

« Pour la gestion des risques en particulier, l’IA va devenir une infrastructure centrale. [...] On va mettre beaucoup plus l’accent sur la qualité des données, l’architecture des données et la gouvernance des données, ce qui est à mon avis une excellente chose. Je pense qu’on ne peut tout simplement prendre aucune décision sans cela. »

Alexandra prévoit également un scoring du risque de crédit plus précis grâce à une orchestration des données plus rapide avec l’IA. « L’IA fait un excellent travail pour intégrer de nombreuses sources de données différentes. Et l’un des défis que nous avons toujours rencontrés avec le scoring du risque de crédit, c’est qu’il n’est pas disponible pour certains segments, ou que la disponibilité des données est très irrégulière.

« Une fois que l’IA nous aidera sur ce point, je pense que ce sera un énorme bond en avant dans la façon dont nous prenons les décisions de crédit. »

Pour conclure la conversation, Alexandra rappelle les domaines où les équipes risque ont obtenu des résultats avérés avec l’IA : efficacité, précision des décisions et réduction des coûts. Nous sommes impatients de voir comment des leaders inspirants comme Alexandra continuent d’explorer de nouvelles frontières avec l’IA dans les services financiers.

Questions fréquentes

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